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 | Le SUCRE |
| | | | Arrêter le sucre : des effets bénéfiques et quasi-immédiats |
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Réduire sa consommation de sucre peut comporter de surprenants bienfaits pour la santé. "On parle ici d’améliorations
potentielles en quelques jours ou semaines seulement, et non en quelques mois ou années." | Nous savons qu’il n’est pas bon de manger trop de sucre.
Sa consommation est corrélée à divers dangers pour la santé : obésité, stéatose hépatique, diabète de type 2, cardiopathies, cancers, etc. Ainsi, il figure en tête de la liste des vices qui valent la peine d’être abandonnés. La réduction de notre apport personnel en sucre aide certes
à éviter les dégâts dus à une surconsommation, mais cela comporte également des
bienfaits surprenants qui ne mettent pas longtemps à se manifester On peut compter parmi ces avantages « une meilleure humeur, une plus jolie peau, une meilleure
hygiène dentaire, de meilleures fonctions cognitives et mêmes de meilleures performances sportives ». Voici comment récolter de tels fruits, mais aussi pourquoi
certains sucres sont plus préoccupants que d’autres, et ce que vous pouvez entreprendre pour commencer à
limiter votre consommation de sucre dès aujourd’hui. | ▲ |
La première chose à comprendre est que tous les sucres ne sont pas mauvais pour vous, car il existe une différence
de taille entre sucres naturels et sucres ajoutés. Les sucres naturels, comme le glucose dans le pain, le fructose dans les fruits
(et de nombreux légumes) et le lactose dans le lait sont présents naturellement. Ils apportent non seulement de l’énergie mais offrent également
douceur et saveur pour nous amadouer et nous inciter à manger des aliments qui contiennent des vitamines, des minéraux
et d’autres nutriments importants. Ces
nutriments compensent d’ailleurs le sucre contenu dans ces aliments. Les mangues
contiennent par exemple davantage de sucres naturels que presque tout autre fruit ; on en trouve plus de vingt
grammes dans une mangue de taille moyenne.
Mais cette même mangue contient également des protéines, du calcium, du fer, du magnésium, du
potassium, de la vitamine C et, plus important encore, le plein de fibres alimentaires afin de « ralentir l’absorption
de sucre et de faciliter son traitement par le corps ». Dit autrement,
oui, nous mangeons beaucoup de sucre, mais cela apporte également de nombreux nutriments importants dont le corps
a besoin ainsi que des fibres qui font en sorte que celui-ci absorbe ce sucre lentement, processus qui minimise les pics
glycémiques et aide à garder de l’énergie. Quant à
eux, les sucres ajoutés « sont des sucres qui sont introduits dans les aliments
ou dans les boissons lors d’une transformation, d’une cuisson ou bien encore à table ». Les étiquettes nutritionnelles des produits alimentaires
les désignent explicitement sous le nom de « sucres ajoutés ». Il est recommandé de
ne pas consommer plus de 100 g de sucres par jour (hors lactose et galactose)
Il existe plus de 260 noms pour désigner les différents sucres ajoutés sur les étiquettes nutritionnelles (tout ingrédient
finissant par « -ose » ou se présentant comme un sirop est un type de sucre). Si on les ajoute, c’est pour préserver un aliment,
améliorer sa texture ou faire augmenter son volume, mais le plus souvent c’est pour édulcorer ou rehausser
le goût d’aliments peu sains et ultra-transformés. Pire encore, l’apport en vitamines, en minéraux ou en fibres permettant de compenser
les sucres ajoutés de ces aliments est souvent insignifiant. « Voilà pourquoi on parle souvent de "calories vides" pour désigner
les sucres ajoutés, car il s’agit de calories sans nutriments ». | ▲ |
Les dégâts associés à l’absorption (par la nourriture ou par la boisson) de trop de sucres
ajoutés sont considérables. On
peut noter un risque accru de contracter des maladies auto-immunes, comme la maladie de Crohn et la sclérose en plaques, de voir sa tension artérielle , mais aussi de s’exposer à une douzaine de cancers différents. Une étude montre également qu’une augmentation de 5 %
de la consommation de sucres ajoutés s’accompagne d’une augmentation de 6 % du risque de contracter
une cardiopathie et d’une hausse de 10 % de faire un AVC. De tels dégâts surviennent
en partie parce que tout sucre consommé ne servant pas à des fins énergétiques est stocké
sous la forme de graisse, « ce qui entraîne une prise de poids et une résistance à l’insuline
et provoque diabète, obésité et conséquences néfastes associées » Cette consommation excessive de sucre peut également conduire
à une accumulation de graisse dans le foie et ainsi provoquer des lésions et une diminution de la fonctionnalité
de cet organe vital, une maladie nommée stéatose hépatique. Les sucres ajoutés nourrissent
également les mauvaises bactéries de l’intestin, ce qui peut provoquer des inflammations chroniques et
un déséquilibre des organismes sains.
« Cela est corrélé à une kyrielle de problèmes de santé mentale ». | ▲ | L’arrêt des sucres ajoutés ou leur limitation dans l’alimentation peut non
seulement aider à éviter de telles conséquences mais est également susceptible d’améliorer
la qualité de vie, en partie parce qu’une moindre consommation de sucre réduit la production d’un
groupe de molécules nocives, les AGE, qui sont associées à un vieillissement prématuré
et à des maladies chroniques, comme la maladie d’Alzheimer. « Quand du sucre est présent en excès dans le sang, il peut se lier
à des lipides ou des protéines, comme le collagène et l’élastine, et contribuer au vieillissement
de la peau, on pense notamment aux rides et à une perte d’élasticité » C’est une des raisons qui font qu’une moindre consommation améliore la santé
épidermique, cela est prouvé.
Une autre étude montre que le sucre affecte la qualité du sommeil, car il surexcite le cerveau, ce qui entrave
l’endormissement, et car il provoque des chutes de glycémie pouvant vous réveiller avec une sensation
de soif, de faim ou avec une envie pressante d’aller aux toilettes. En outre,
parce que le sucre peut bloquer des composés chimiques dans le cerveau qui contribuent à la régulation
des émotions, il peut influer sur l’humeur également. C’est une des raisons qui font
qu’une réduction de la consommation de sucres ajoutés peut également « faire baisser
le risque de dépression ».
Et c’est également pour cela qu’une limitation dans leur apport peut avoir un effet positif sur le
stress. « La réduction
des sucres ajoutés peut également améliorer l’endurance athlétique en stabilisant la
glycémie ». | ▲ | C’est lorsque l’on arrête ou réduit le sucre de manière
permanente ou du moins durable que l’on en profite le plus ; mais une limitation temporaire peut déjà
comporter des avantages. « Une petite
étude a montré que des adolescents masculins atteints de stéatose hépatique qui suivaient un
régime à faible teneur en sucre pendant huit semaines seulement voyaient la santé de leur foie s’améliorer ». On sait également qu’une moindre absorption de sucre peut « rapidement »
réduire les risques de contracter un diabète de type 2 : « On parle ici d’améliorations
potentielles en quelques jours ou semaines seulement, et non en quelques mois ou années. » Limiter sa consommation de sucre avant un examen peut aussi aider à réfléchir
de manière plus claire. En effet, la recherche
montre que le sucre entrave la capacité à se concentrer ; de plus, d’autres études montrent
qu’il peut bloquer les récepteurs associés à la mémoire dans le cerveau. Réduire l’apport en sucres ajoutés à
court terme peut également aider à éviter les hypoglycémies et à inhiber l’envie de sucre en général, « ce qui permet de garder plus facilement
de l’énergie et des bonnes habitudes sur le long terme », . | ▲ | Pour profiter pleinement de l’arrêt du sucre, commencez par identifier les moments où
vous pourriez être tentés de consommer des sucres ajoutés. « L’étape la plus importante, de loin, est d’éviter
les sodas et autres boissons sucrées ou bien de n’en boire qu’occasionnellement ». En effet, une seule bouteille de 50cL de Coca-Cola contient 65 grammes de sucres ajoutés ; soit 30 % de plus que ce qu’absorbent quotidiennement la plupart d'entre nous. Il est également impératif de prendre l’habitude
de consulter les étiquettes nutritionnelles des aliments et d’y chercher la teneur en sucres ajoutés
mais aussi de se rappeler que nous mangeons, pour la majorité d’entre nous, plus d’une portion individuelle
par repas. On suggère également
de réduire progressivement la quantité de sucre utilisée dans les recettes ou de le remplacer par des
épices telles que la cannelle, la muscade, la vanille ou l’extrait d’amande. « Elles ajoutent de la saveur sans nécessiter d’ajout
de sucre ». « En
opérant des changements modestes mais constants pour réduire votre apport en sucre, vous vous sentirez mieux,
vous aurez plus d’énergie et vous verrez votre santé s’améliorer sur le court et sur le
long terme. » | ▲ |
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